QUELQUES
DATESXVe s. (2e moitié)
Louis XI crée le monopole des postes. 1793-23-7
monopole des télégraphes malgré la Déclaration des droits de l'homme (art. 11). 1837-2-3
loi interdisant les transmissions, sans autorisation, de signaux à l'aide de machines
télégraphiques ou de tout autre moyen. -2 et 6-5 lois instaurant le monopole
des transmissions télégraphiques. 1851-27-12
décret-loi établissant le monopole de l'État sur les lignes téléphoniques dont
les services sont ouverts au public (télégraphe puis téléphone). Définit les modalités
de leur contrôle. 1904 poste télégraphique
(TSF : télégraphie sans fil) de la tour Eiffel créé par le capitaine Ferrié avec
le concours de l'Observatoire de Paris. 1910-1-1
le mot télévision apparaît dans La France illustrée (hebdo publié
par l'Œuvre des orphelins apprentis d'Auteuil). Sté française de radioélectricité
(SFR) créée. Jusqu'en 1919 les émissions privées
de messages radiophoniques seront interdites, la radio étant une arme de guerre. 1920-oct.
l'État français ne peut éviter la concession au groupe CSF-SFR (Compagnie générale
de TSF-Sté française radioélectrique) du droit de construire et d'exploiter un
centre émetteur-récepteur puissant à Ste-Assise (S.-et-M.). La Sté exploitante
prend le nom de Radio France. 1921-22-6 :
1re émission de radiodiffusion à l'initiative de la CSF. -26-11 :
1er concert diffusé. -24-12 émissions expérimentales
régulières de la tour Eiffel. 1922 une Direction
de la radiodiffusion nationale est créée aux PTT (confiée à Marcel Pellenc). -6-11
mise en service d'émetteurs de 2 kW (longueur d'ondes 1 565 m) à Levallois-Perret.
1re émission à destination du public : 1er concert
Radiola diffusé à 20 h 45, organisé par la Sté française de radioélectricité,
79, bd Haussmann (Paris), présenté par « Radiolo » (pseudo de Marcel Laporte,
ancien acteur de l'Odéon, † 1971 à 80 ans) ; après accord du min. des PTT,
diffuse 2 poèmes, 2 morceaux de chant, 5 d'orchestre et 1 solo de piano. L'émission
débute par la marche d'Alceste de Gluck, interprétée par un orchestre
dirigé par Victor Charpentier (frère de Gustave), puis ce sont les bulletins d'informations,
météo et commentaires sportifs. -8-11 création de Radiola, station
privée (exploitée par la Cie française de radiophonie, à Levallois puis à Clichy) ;
deviendra Radio-Paris puis le Poste parisien ; 1re
radio d'État : Radio-PTT. -25-12 sur Radiola, « Paris-Bethléem » de Georges
Angelloz, musique de Victor Charpentier (1re pièce écrite pour la radio). 1923-7-6 :
3 stations émettrices : Radiola, la tour Eiffel et l'École sup. des PTT. -30-6
loi de finances rectificative (art. 85) étendant le monopole à l'émission et la
réception des signaux radioélectriques de toute nature. Ce monopole était « justifié »
par divers arguments : rareté des fréquences hertziennes, inaliénabilité du domaine
public hertzien, respect des conventions internationales relatives à la répartition
des fréquences, exercice de la souveraineté nationale, sécurité du pays. La loi
laissait à l'État la faculté de délivrer des autorisations d'exploitation à des
stations privées (accordées par le ministre des PTT), précaires et révocables,
l'administration se réservant le droit d'exercer un contrôle technique sur leurs
détenteurs. A partir de 1923, l'État développe un réseau public sous l'égide de
la Direction de la radiodiffusion ; service extérieur du ministère des PTT, Radio-PTT
commence ses émissions régulières [1re station sur ondes moy. (450 m)].
-23-11 décret : les récepteurs doivent être déclarés (pour des motifs
de Défense nationale), les émetteurs doivent demander l'autorisation des PTT. 1924-29-3
Radio-Paris (ex-Radiola) émetteur de 20 kW (sur 1 750 m) à Clichy ; remplace
celui de Levallois-Perret pour la radio publique. 1925
postes privés régionaux. Jeux radio de Jean Nohain sur le Poste parisien (appartenant
à Paul Dupuy, du « Petit Parisien »). Apparition de l'enregistrement électrique
avec microphone et amplificateur. 1926-28-12
décret-loi Bokanovski répartissant les « postes privés radioélectriques et les
stations émettrices de radiodiffusion » sous l'autorité du ministre des PTT en
3 postes nationaux et 18 postes régionaux. L'État rachètera les postes privés
à partir de 1933. 1927 naissance du « Radio-journal
de France », à Radio-PTT. 1928-19-3
loi admettant 14 postes privés (stations confirmées) : Poste parisien,
Radio-Agen, Radio-Béziers, Radio-Bordeaux-Sud-Ouest, Radio-Juan-les-Pins, Radio-LL,
Radio-Lyon, Radio-Mont-de-Marsan, Radio-Montpellier, Radio-Nîmes, Radio-Toulouse,
Radio-Vitus, Radio-Paris, Radio-Normandie (légalisé en 1933). 1929
création de l'Office national de la radiodiffusion. A
partir de 1929 aucune autorisation nouvelle n'est accordée à une station
privée. 1re publicité à la radio en France. 1930-3-11 :
1re démonstration de télévision à l'intention de la presse, salle de
l'Olympia, Paris (matériel Baird). 1931-14-4 :
1re démonstration publique de TV, à l'aide d'un procédé électromécanique
de Barthélemy, dans l'amphithéâtre de l'École supérieure d'électricité à Malakoff
(30 lignes, écran 40 × 30 cm). Émetteur de Radio-Paris transféré à St-Rémy-l'Honoré
(Yvelines ; 80 kW, puis 120, puis 150). -6-5 début du Poste colonial :
centre d'émission à Pontoise. 1er programme sur ondes courtes.
-Fin déc. studios transférés 98 bis, bd Haussmann, Paris. 1932
1 million de postes radio. 1er réseau de télévision français :
Paris-Télévision, Barthélemy utilise l'émetteur de Paris-PTT. Émissions
expérimentales de 30 lignes le jeudi de 15 à 16 h, à partir de déc. ; tous les
jours (sauf dimanche) à 8 h 15 ou 14 h 15 (30 à 45 min) à partir de janv. ; longueur
d'onde 441 m, puissance 0,8 kW ; environ 30 destinataires. 1933
l'État rachète Radio-Paris à la CFR et divers postes provinciaux. Henri
Queuille, min. des PTT, fait installer un studio de TV rudimentaire au 87, rue
de Grenelle à Paris, relié en permanence à l'émetteur des PTT. -25-4 démonstration
publique de télévision parlante dans l'auditorium du Poste parisien (Champs-Élysées).
-31-5 taxe sur récepteurs, en contrepartie les postes publics ne feront
plus de publicité. -9-9 : 1re séance de cirque télévisée à
16 h 30. -24-12 fête à l'hôtel Majestic pour Branly, émission de télévision
du poste PTT. -31-12 : 12 stations privées et 14 d'État + 3 stations
périphériques : Luxembourg (1932), Monte-Carlo, Andorre. 1934
Marcel Bleustein-Blanchet rachète Radio-LL qui devient Radio-Cité. -Juin 1re
prise de vues en plein air en France dans les jardins voisins du ministère
du Commerce. Ces 1res émissions sont reçues par quelques personnes
qui ont bricolé elles-mêmes leur appareil mais sont captées à des distances plus
grandes qu'aujourd'hui, car elles sont diffusées sur ondes moyennes. La nuit,
on peut recevoir des émissions anglaises à Paris, et on captera à Toulouse des
émissions faites au Havre. 1er récepteur public de télévision par
la Cie des compteurs, l'Integra ; 400 à 500 récepteurs fin 1934 en Fr. 1935-13-2
institution du Conseil sup. de la radio. -26-4 inauguration officielle
de la TV (entre 20 h 15 et 20 h 30 au 103, rue de Grenelle) ; conférence
de la comédienne Béatrice Bretty ; diffusion en 60 lignes ; portée du poste (500 W) :
100 km autour de Paris. -10-11 Georges Mandel inaugure à la tour Eiffel
la 1re émission publique 180 lignes ; les émissions peuvent être reçues
en radio à Paris par les sans-filistes payant des récepteurs spéciaux. -17-11
émetteur provisoire de 2,5 kW sur la tour Eiffel. -18-11 : 17 h 30 à
19 h 30, démonstration pour la presse, avec Susy Wincker 1re speakerine
depuis juin (caméra 180 lignes). Expériences à Toulouse (oct.), Strasbourg (nov.)
et Limoges (déc.). Récepteurs (exemple Barthélemy sous la marque Emyvisor)
en vente 5 000 à 10 000. 1936 3 millions de
postes radio. 1937 le réseau de radiodiffusion
d'État Radio-PTT est mis en place avec 3 postes nationaux et 18 relais en province.
-4-1 émissions régulières de TV en Fr., émetteur de 25 kW (semaine de
11 h à 11 h 30, 20 h à 20 h 30 ; dimanche 17 h 30 à 19 h 30). L'Allemagne adopte
le 441 lignes. 1938 émissions régulières en
445 lignes de la tour Eiffel (long. d'onde 6 m, puissance 30 kW). -17-10 arrêté
sur le droit de contrôle politique de l'État sur la radio. 1939
entrée en service de l'émetteur d'Allouis (Cher) sur 164 KC, puissance
totale 900 kW. -Janv. émetteur renforcé de la tour Eiffel (puissance
max. 5 kW). -29-7 décret créant la Radiodiffusion française nationale
(RN) dotée d'un budget autonome et placée sous l'autorité du président du
Conseil [elle est rattachée au commissariat général de l'Information pour tout
ce qui touche à l'information (1er commissaire général : Jean Giraudoux
du 29-7-1939 au 21-3-1940)]. 15 h d'émissions par sem. 5 millions de postes radio. 1940-1-4
gouv. Reynaud ; la RN est rattachée au min. de l'Information (créé par décret) ;
-8-4 à la présidence du Conseil ; -17-6 gouvernement Pétain ;
au min. de l'Intérieur ; -19-6 à la présidence du Conseil sous l'autorité
d'un haut-commissaire à la Propagande (Jean Prouvost 19-6 au 23-6) ; -18-7
à la vice-présidence du Conseil ; -13-12 à la présidence du Conseil ; 1941-4-1
aux Affaires étrangères ; -10-2 à la vice-présidence du Conseil. 1942-7-11
loi de Vichy réorganise la radio et l'autorise à prendre des participations dans
les postes privés ainsi placés sous tutelle de l'État. La Cie des compteurs et
la firme allemande Telefunken signent un accord pour une station Paris-Télévision.
Inaugurée le 29-9-1943, diffuse en 421 lignes depuis la tour Eiffel. 1943-8-5
au 16 ou 17-8-1946 Paris-Télévision (directeur Kurd Hinzmann) entre
en service sous contrôle allemand [en 1942 l'administration française a acheté
Magic City, 188, rue de l'Université, la Familiale de l'Alma, 13-15, rue Cognacq-Jay
et le garage qui les sépare (émet 4 j sur 7 de 10 h à 12 h, 3 j de 15 h à 17 h
et tous les j de 20 h 30 à 22 h : variétés, théâtre en français et allemand).
Vedettes : Howard Vernon, Léo Marjorie, clowns Pipo et Rhum, Jacques
Chesnay, Olivier Hussenot. Environ 1 000 récepteurs (dont hôpitaux et foyers allemands). 1944-22-6
ordonnance crée une direction de la Radiodiffusion. -12-8 émetteur d'Allouis
détruit par Allemands (remis en service 19-10-1952 : onde longue, 250 kW). -2-10
radio rattachée au commissariat de l'Information. 1945-23-3 :
2 ordonnances confirment le monopole de l'État réquisitionnant toutes les installations
de postes privés. La RN devient RDF (Radiodiffusion française). -1-10 l'émetteur
de la tour Eiffel de 441 lignes, endommagé en 1940, assure à nouveau les émissions.1946
organisation provisoire de la radio et de la télévision. 4 réseaux complémentaires.
Paris-Inter (France I), Fr. II (régional), Fr. III (culturel national), Fr. IV
(haute fidélité). Émission de TV 1 h par jour (16 h 30 à 17 h 30) et soirée mardi
et vendredi. -Oct. « Paris-Cocktail » (qui deviendra « Télé Paris »)
de Jacques Chabannes et Roger Féral. -17-12 : 1er bulletin TV météo
en France. 1947-5-6 spectacles
de variétés retransmis en direct du Théâtre des Champs-Élysées à Paris (gala organisé
par Aimée Mortimer). 1948-25-7 : 1re
arrivée du Tour de France en direct à la TV (reportage animé par Jacques
Sallebert). -20-11 l'arrêté Mitterrand (min. de l'Information) fixe le
standard français à 819 lignes ; mais l'émetteur à 441 lignes doit poursuivre
ses émissions jusqu'en 1958 (il sera détruit par un incendie le 31-1-1956). -24-12
messe de minuit en direct de N.-D. de Paris à la TV. 1949-9-2
la RDF devient la RTF (Radiodiffusion et télévision de France). Dir.
gén. : Wladimir Porché (1910-84). -25-5 : 2 speakerines recrutées sur
concours, Jacqueline Joubert et Arlette Accart. -29-6 Pierre Sabbagh
présente le 1er journal télévisé [il y a 1 794 récepteurs
en région parisienne (quotidien le 1-1-1950)]. -30-7 loi taxant les récepteurs :
3 000 anciens francs (AF) ; 6 000 dans lieux publics. -Oct. 1re émission
pour enfants (magicien Télévisius). -2-10 début du journal télévisé :
15 min. -9-10 : 1re messe des dimanches (à 18 h). 15-12 :
2e émetteur sur 819 lignes. 1950-10-4
émetteur TV de Lille en service, de façon provisoire (il y a alors 3 794 récepteurs
en Fr.). -Oct. 1er feuilleton TV français : « L'Agence Nostradamus »
(policier). 1951-2-3 : 1re dramatique
vidéo : « Pas d'accord pour Mister Blake ». -24-5 loi autorisant
la publicité collective dans les émissions de la RTF. 1952
invention du Nagra, magnétophone à ressort, par S. Kudelski. -14-2
relais hertzien Paris-Lille. -9-7 mise en service du convertisseur
qui permet aux récepteurs de 441 lignes de recevoir émissions extérieures et reportages
en direct comme sur 819 lignes. 1953-2-6
couronnement de la reine d'Angl. en direct en Fr. -2-11 émetteur TV de
Strasbourg en service. -25-12 relais assurent sa liaison avec Paris.
Début de la « Séquence du spectateur » (record de longévité en Fr.). -31-12
loi relative aux crédits affectés à la RTF pour 1954, formulant pour la 1re fois
le monopole de programmation et de production. 1954
introduction de la modulation de fréquence à Paris (programme musical de Jean
Tardieu et Marius Constant). -11-5 : 1re retransmission en
Fr. par relais mobiles (de Tours à Paris) sur grand écran (théâtre du Palais de
Chaillot). -13-6 : 1re retransmission en direct des 24 h du
Mans. 1955 lancement d'Europe no 1. 1956-2-1 :
1res élections législatives en direct. -2/3-1 l'émetteur
de 441 lignes de la tour Eiffel incendié ne sera pas réparé ; remplacement des
appareils en 441 lignes (remise de 5 000 AF). 1957-16-6 :
1res images en direct du fond de la mer (Cdt Cousteau). 1958-1-1 :
1re des « Cinq Dernières Minutes » de Claude Loursais. 1959-4-2
la RTF devient établissement public de l'État à caractère industriel et commercial,
doté d'un budget autonome, placé sous l'autorité du ministre chargé de l'Information
(pas d'organe délibérant). 1962-11-7 :
1re liaison TV par satellite Telstar I entre USA et Europe. 1963-16-5
émetteur expérimental parisien de la 2e chaîne diffuse programme couleur,
sur canal 22, puissance 100 kW. -21-12 début officiel de la 2e
chaîne en noir et blanc sur 625 lignes. -20-10 programmes nationaux de
radio diffusés sur 4 « chaînes » : Paris-Inter (France I), programme régional
(Fr. II), national (Fr. III) et haute fidélité (Fr. IV). 1964
disparition des émetteurs « régionaux », création de France-Inter, France-Culture,
France-Musique. 1964-27-6
loi créant l'ORTF (22-7 décret d'application). Placé sous la
tutelle (et non plus l'autorité) du ministère de l'Information visant à contrôler
le respect des obligations de service public. Organisation : conseil
d'administration de 14 à 28 membres (représentant l'État : 50 %, et auditeurs,
téléspectateurs, presse écrite, personnel et personnes hautement qualifiées :
50 %). Directeur gén. et gén. adjoint nommés par décret en Conseil des ministres.
Pt nommé par le Conseil des ministres. Budgets et comptes soumis au contrôle a
posteriori du min. de tutelle et du min. des Finances (contrôle d'État institué
en 1968). Chaque année, lors du vote de la loi de finances, le Parlement est appelé
à autoriser la perception de la redevance pour droit d'usage des postes de radio
et de télé. Le monopole de production (énoncé en 1953 et réaffirmé en 1960) ne
figure plus dans le décret sur le statut des personnels.1965
1re campagne présidentielle télévisée. 1966-2-7
loi instituant au profit des auditeurs et téléspectateurs un droit à l'antenne
et des garanties concernant la liberté et la qualité de réception. 1967-1-10
à 14 h 15 début officiel de la couleur en Fr. (1 500 récepteurs couleur
en service) sur la 2e chaîne. -5-10 : 1er jeu télévisé :
Le Mot le plus long. 1968-20-8/1-10
après des grèves, reprise en main de l'ORTF. Décret élargissant la composition
du conseil d'admin. ; allégement de la tutelle du min. des Finances, le min. de
l'Information devient secrétariat d'État. 1969-sept.
2 unités distinctes d'information télévisée entrent en concurrence ; 2 directeurs
distincts à partir de janv. 1970. 1970 publicité
de marque à la TV sur les 2 chaînes. -30-6 commission d'études (Pt :
Lucien Paye) préconise de remplacer l'ORTF par un holding d'État contrôlant plusieurs
Stés autonomes de radio et de télé, le monopole étant préservé. 1972-13-5
Jean-Jacques de Bresson, hostile au morcellement de l'ORTF, démissionne. -3-7
loi modifiant le statut de l'ORTF, mais confirmant le monopole de programmation
et diffusion. L'ORTF demeure un établissement public industriel et commercial,
mais le P-DG est désormais nommé pour 3 ans par décret en Conseil des ministres
[1er P-DG, Arthur Conte (né 31-3-1920) nommé 14-7, démis de ses fonctions
23-10-1973]. Conseil d'administration de 24 membres. Création de 2 chaînes
distinctes, et création du Haut Conseil de l'audiovisuel présidé par le Premier
ministre (comprend des représentants du Parlement et des personnalités du domaine
culturel, artistique, scientifique, technique, juridique, professionnel, familial
et syndical, a un rôle consultatif et intervient à la demande du gouvernement).
La publicité ne peut dépasser 25 % des ressources de l'ORTF. La loi limite les
dérogations au monopole de radio à 4 cas : les programmes destinés « à des publics
déterminés », les émissions en circuit fermé « dans des enceintes privées », les
expériences de recherche scientifique et les cas où « l'intérêt de la défense
nationale ou de la sécurité publique » est en jeu. -31-12 lancement de la
3e chaîne de TV (couleur) sur 625 lignes. 1974-8-7
loi déléguant le monopole d'État à TDF, divisant l'ORTF en 6 organismes autonomes
[Sté française de production (SFP), d'économie mixte à participation
majoritaire de l'État ; 3 Stés nationales de programme au capital entièrement
détenu par l'État : TF1, Antenne 2 et FR3 (chargée
de coordonner les délégations régionales de l'ORTF devenues centres régionaux
à autonomie renforcée) ; Télédiffusion de France (TDF), établissement
public, industriel et commercial, chargé de la diffusion des programmes et de
l'entretien des réseaux ; Institut national de l'audiovisuel (Ina), établissement
public, industriel et commercial, assurant conservation et gestion des archives
audiovisuelles ainsi que leur commercialisation, chargé de la recherche en matière
de création audiovisuelle et devant conduire des actions de formation aux métiers
de l'audiovisuel] ; tutelle du Premier min. et du min. délégué ; Pts des organismes
et certains administrateurs nommés par l'État ; Haut Conseil de l'audiovisuel
maintenu ; fixation du plafond de 25 % aux recettes de publicité de marques
confirmé, création d'une Commission de la redevance et d'une Commission
de la qualité ; élaboration de cahiers des charges précisant les missions
des 6 organismes créés. Le démembrement de l'Office entraînera la multiplication
des doubles emplois, l'amenuisement des moyens et la concurrence entre les chaînes
se fera aux dépens de la qualité des programmes. 1975-janv.
mise en place de la Sté nat. de programme France-Régions (sigle : FR3).
Diffuse 4 h/j en moyenne. 22 stations régionales régies par 11 directions régionales
permettent de voir 35 min de TV spécifiquement régionale. Programme régional quotidien
de radio assuré par 29 centres (2 à 4 h/j). 1976
1ers magnétoscopes à cassettes en France. -1-1 émissions
en couleurs sur la 1re chaîne en 625 lignes. 1977-13-2
accords de Genève : la conférence administrative mondiale pour la radiodiffusion
attribue à chaque pays une position orbitale géostationnaire et 5 canaux pour
des programmes de télévision. -Mars Radio verte lancée par Brice Lalonde.
-15-5 expérimentation d'Antiope (d'Antiope Bourse). 1978-28-7
loi édictant que « toute personne qui viole le monopole sera punie d'un emprisonnement
d'un mois à un an et d'une amende de 10 000 F à 100 000 F ou de l'une de ces 2
peines seulement ». Rapport Nora-Minc ; le réseau Transpac,
adapté aux transmissions de données à grand débit, est ouvert aux services professionnels
(applications informatiques). Mise au point de la norme Télétel. 1ers
magnétoscopes grand public en France .1979-févr.
accord franco-allemand pour la construction des satellites de radiodiffusion directe
TDF1 et TV Sat. Développement des « radios libres » : elles sont brouillées
(18-5 affrontement à Longwy autour de « Lorraine Cœur d'Acier », radio libre
CGT) ou poursuivies pour infraction au monopole radio et TV (par exemple en août :
affaire « Radio-Riposte », station parisienne du PS). 1981-1-1
sur TF1 séquence de 10 min pouvant être vue en relief avec des lunettes spéciales.
La Commission présidée par Pierre Moinot préconise la décentralisation,
l'autonomie garantie par une Hte Autorité indépendante du pouvoir, l'incitation
à la création. -9-11 loi établissant un régime transitoire et prévoyant
une dérogation au monopole applicable à la modulation de fréquence, autorisant
la création de radios locales privées par des associations loi 1901, allégeant
les sanctions infligées (peines contraventionnelles) aux personnes qui diffuseraient
sans autorisation. Il ne peut y avoir de publicité. Au-dessus de 500 W, TDF doit
assurer les émissions. Un cahier des charges soumis à son contrôle doit être respecté.
Sur 21 membres de la commission de répartition des fréquences, 16 sont choisis
sur présentation d'un ministre. Arrêt du brouillage des radios libres.
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